RÉPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE

Union- Discipline- Travail

RÉGION DU  N'ZI COMOÉ

CONSEIL GÉNÉRAL

DE BOCANDA

           

                                             

 

ACCUEIL  CONTACT  PLAN DU SITE
 

ACTUALITES

 

 

Département de Bocanda : Le conseil général organise les coopératives

 

 vendredi 5 janvier 2007 - Par Le Nouveau Réveil

Taille des caractères

    

 

“Recenser toutes les coopératives et les formaliser en vue de les rendre éligibles à des financements, susciter la création d'autres organisations professionnelles agricoles et assurer leur formation ", tels sont entre autres, les objectifs de l'atelier de lancement des coopératives et Organisations professionnelles agricoles (OPA) du département de Bocanda.
A l'ouverture de cet atelier le 21 décembre dernier à la salle de réunion de la préfecture de Bocanda, le président du groupe CAFIC&Co M. Diabaté Lanciné, chargé de la formation des participants, a précisé qu'il s'agit " de trouver des solutions durables aux problèmes des jeunes en favorisant la création de richesse à partir d'une source ". Le premier vice-président du conseil général de Bocanda, M. Koffi Kouassi a expliqué que le conseil veut donner une marque essentielle à ses activités futures. " Nous avons essayé de concevoir ce programme pour répondre aux besoins de nos populations ", a-t-il dit. Le représentant du préfet, M. Sory Jean-Pierre a salué les actions du conseil général dans le département. Les différentes communications ont permis de faire l'état des lieux en matière de coopératives, mutuelles et autres organisations de développement agricole dans le département et de trouver des approches stratégiques pour un développement durable des coopératives et organisations rofessionnelles du département.
Jules Claver Aka

 

jeudi 18 janvier 2007 - Par Fraternité Matin

 

Insécurité : Des coupeurs de route sévissent à Bocanda

 

La sous-préfecture de Kouassi-Kouassikro, située en zone de confiance dans le département de Bocanda, est devenue, selon des témoignages recueillis et selon les dires de MM Koffi Kouassi et Kouakou K Martin, respectivement, 1er et 2ème vice-président du Conseil général de Bocanda, un véritable quartier général des rebelles coupeurs de routes. Selon eux, ces malfaiteurs armés de kalachnikov et de pistolets automatiques, seraient ceux qui ont abattu, au mois d'octobre dernier, l'adjudant Sahon Edmond, adjoint au commandant de brigade de Bocanda; assassinat intervenu, sur l'axe menant à Ananda… Selon des informations recueillies auprès des populations et du Conseil général, ces rebelles coupeurs de routes venus des zones assiégées de Bouaké, tuent et dépouillent constamment sur les routes du département de Bocanda, les voyageurs de tous leurs biens. Les agressions les plus spectaculaires, ont été celles des lundi 19 décembre et mercredi 21 décembre dernier, où ces rebelles ont opéré toute la matinée durant, de 8 heures à 14 heures, sans être inquiétés tour à tour, sur les axes Bocanda- Ananda, puis Bocanda- Kouassi-Kouassikro. Plus d'une centaine de voyageurs, selon les témoignages, ont ainsi été dépouillés. Beaucoup d'argent et des biens d'une valeur de plus de 4 millions de FCFA, ont été emportés. Toute la population, selon M Kouakou K Martin, vice- président résident du Conseil général, a peur. Personne n'ose plus s'aventurer sur les routes. Les commerçants ne peuvent plus renouveler leurs provisions; les paysans n'empruntent plus les routes, pour se rendre dans leurs champs. Comme bon nombre d'enseignants exerçant dans cette localité, MM Koffi Koffi Jean et Koné Drissa, ne prennent plus sur eux, leur salaire de fin de mois; de Dimbokro, Toumodi, ou de Yamoussoukro, ces instituteurs font des mandats express à leurs propres noms; qu’ils perçoivent une fois de retour à Bocanda… Devant la détresse des populations, les contingents marocains et bangladeshi de l'ONUCI basés dans la zone de confiance de Kouassi- Kouassikro, sont accusés d’indifférence.
Du côté de la brigade de gendarmerie de Bocanda, l'on se refuse à tout commentaire sur cette grave situation sécuritaire. Cependant, selon certaines indiscrétions, il se poserait à la Brigade de gendarmerie de Bocanda un problème d'effectifs, de moyens logistiques et d'armements de qualité…
"Ces rebelles coupeurs de route, confient des gendarmes angoissés, sont plus armés que nous; de plus, ils sont régulièrement informés, par des complices, des mouvements de notre brigade et ils se positionnent en fonction". Selon ces derniers, chaque fois qu’ils prennent en chasse ces rebelles coupeurs de routes, ils se fondent dans la localité de Kouassi-Kouassikro, dite zone de confiance- Onuci, où ils sont sûrs de s'en tirer à bon compte. Les populations de la cité du fleuve N'Zi attendent, par conséquent, de l’état-major des Armées qu’il dote la localité d'un supplément de moyens militaires et de soldats. D'ailleurs, le 1er vice-président du Conseil général de Bocanda, dit avoir conduit, en ce sens, au mois de novembre dernier, une délégation, auprès du ministre de la Défense, pour présenter le désastre sécuritaire que vivent ses administrés. "Depuis, déplorera le vice-président résident, nous attentons la réaction du ministre Aphing Kouassi".

Kouassi Aristide K

Notre voie  3 Mars 2007

Tournée du président du FPI dans le département de Bocanda- La population à Affi N’Guessan : “Nous avons applaudi puis été oubliés et humiliés”
Le président du FPI poursuit sa croisade à travers le département de Bocanda. Mercredi, dans la sous-préfecture de N’Zécrezessou, les populations lui ont lancé un véritable cri du cœur.

“Pendant plus de 40 ans, nous avons travaillé, nous avons produit la richesse du pays. Mais pendant plus de 40 ans, nous sommes demeurés dans la pauvreté. Pendant plus de 40 ans, nous avons applaudi des gens pour le bonheur et la grandeur du part. Mais, pendant plus de 40 ans, nous avons été oubliés, puis humiliés. Oui, pendant plus de 40 ans, nous avons été comme la marmite qui cuit tout repas. C’est nous qui connaissons la douleur du feu. Mais, au moment de passer à table pour le banquet du développement, on nous a dit que nous ne pouvions pas y prendre part, parce que nous risquons de salir la nappe”.
Mercredi dernier, Antoine Ya Kouadio du village de Assa-Kokokro a lancé un véritable cri du cœur devant M. Affi N’Guessan qui séjournait dans le village dans le cadre de la tournée qu’il effectue dans le département de Bocanda.
Selon M. Ya Kouadio, cette visite montre que le développement frappe à la porte du village. Il a donc présenté un long chapelet de doléances, dont le reprofilage de la piste qui mène au village, la construction d’une maternité, la réparation et l’installation de pompes hydrauliques, le développement d’autres cultures pérennes comme l’hévéa, l’anacarde, de l’emploi pour les nombreux jeunes diplômés sans emploi.
Assa-Kokokro, qui a reçu l’appui des habitants du village voisin de Didiassa, est le village natal de M. Kouamé Kouassi Mathieu, secrétaire général de section PDCI à Bocanda.
Mais, contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres localités, aucune pression n’a été exercée sur les villageois par rapport à la visite d’Affi N’Guessan. “Nous avons organisé cette visite dans la sérénité, sans aucune pression, avec le soutien des cadres qui, pour l’occasion, sont venus nombreux au village. Il y a aussi les instituteurs qui sont membres de la CEFPI. Kouamé Kouassi Mathieu n’est même pas venu au village”, explique le jeune Kouamé Koffi Echererain, SG du comité JFPI du village.
Ici, le meeting s’est tenu sous l’arbre à palabres du village, en présence de toutes les autorités coutumières. Dans une ambiance de fête, avec deux ballets et des chansons composées à l’honneur d’Affi N’Guessan. Au cours des échanges, le SG du comité de base a tenu à rassurer la délégation du FPI. “Notre région, en général, et ce village, en particulier, est considérée comme une citadelle imprenable du PDCI. Mais avons brisé ce mythe. Une forte partie de la population est convaincue du programme de développement du président Gbagbo (…) La population que vous voyez aujourd’hui devant vous ne veut, en aucun cas, vous flatter ni vous mentir. Elle est décidée à traduire en acte sa volonté dans les urnes. C’est pourquoi nous voudrions vous demander de compter avec nous. Nous souhaitons aussi que cette confiance soit réciproque”, a indiqué M. Jean-Claude Kouadio, SG du comité de base.
Mobilisation identique à Agba-Bayassou, village natal du colonel à la retraite Bernard Aka Konan. Celui-ci, à la tête des cadres natifs du village, était au four et au moulin pour faire de cette visite un succès. Et la fête a été belle. De même qu’à Amoroki, à 20 km de Daoukro.Amoroki est le dernier village du département de Bocanda et de la sous-préfecture de N’Zécrézessou, sur la voie menant à Daoukro. C’est un des plus gros villages du département. Mais, selon M. Méné N’Dri Koffi, SG du comité de base, c’est la première fois qu’une personnalité du rang d’Affi N’Guessan visite le village. “Amoroki a subi les inconvénients du parti unique, pendant quatre décennies. Cet endoctrinement politique a été d’autant plus pervers que les responsables du PDCI faisaient croire que toute alternative serait une menace contre les frères planteurs en zone forestière. Même aujourd’hui, le militant du FPI continue d’être vu par eux comme un traître à mettre en quarantaine”, a-t-il déclaré. Avant de souhaiter l’érection du village en commune, la construction d’un château d’eau et d’une maternité ainsi que l’extension du réseau électrique du village.
Le dernier meeting de la journée s’est déroulé à N’Zécrézessou, village récemment érigé en chef-lieu de sous-préfecture. Ici, le rassemblement a eu lieu au centre de la localité. Dans une ferveur totale d’une population fortement mobilisée. Fanfare, tam-tam parleur, groupe wôyô, rien n’a manqué au tableau pour faire de l’événement une grande fête. Même les écoliers et les membres de la coopérative des femmes étaient de la partie.
Quatre chefs de village voisins sont venus, avec leurs populations, pour prendre part à la fête aux côtés de Nanan Elie Amani Konan. Le meeting a duré jusqu’à 21h10. Ensuite, le cortège s’est ébranlé sur la piste poussiéreuse qui conduit à Bocanda, sur une distance de 30km.




Paul D. Tayoro (envoyé spécial)

 

Le Nouveau Réveil - N°1400 - jeudi 17 août 2006

 

Bocanda : 2ème session du conseil général - Plusieurs associations agricoles subventionnées

 

L

e conseil général de Bocanda a tenu récemment sa deuxième session. C'était à la salle de réunion de la préfecture en présence de M. Diakité Sidiki, préfet de Bocanda, des élus et cadres ainsi que des chefs coutumiers. Au cours de cette rencontre présidée par M. Yves Marie Koissy, président du conseil général, trois (03) délibérations octroyant des subventions aux organisations professionnelles agricoles (OPA) de certains villages ont été prises. Et la coopérative des femmes de Mékro dans la sous-préfecture de Kouassi-Kouassikro pour les activités de production de piment, d'arachide et de manioc, la coopérative des femmes de Konan N'drikro dans la sous-préfecture de Bocanda pour l'acquisition de divers matériels de production d'attiéké et la coopérative de production de riz de N'zécrézessou pour l'installation d'une décortiqueuse de riz ont bénéficié respectivement de 400.000f, 420.000f et 600.000f de subvention pendant que trois (03) dossiers de demande d'aides bénéficiaient de l'assistance du conseil général pour un montant de 230.000f ; Ceci dans le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Aussi, le budget modificatif n°2 a-t-il été examiné puis adopté. Ce budget qui s'équilibre en recettes et en dépenses à 962.838.073 francs connaît une hausse de 2.750.000f par rapport au précédent. Il affecte 197.580.509 francs soit 20,52% au fonctionnement et 765.257.564 francs soit 79,48% à l'investissement. Quant au programme de développement 2007-2008-2009, il s'évalue à 9.883.299.000f dont 2.437.754.000f d'opérations inscrites pour ces trois années et 6.168.427.000f de besoins de financement à rechercher auprès des bailleurs de fonds. Par ailleurs cette réunion a-t-elle été l'occasion pour le président Yves Marie Koissy d'insister sur les difficultés que rencontre son conseil dans l'exécution de ses projets.
Tano Koffi Henri
Pour le N'zi-Comoé  

 

Le Nouveau Réveil - N°1514 - vendredi 5 janvier 2007

 

Département de Bocanda : Le conseil général organise les coopératives

 

Recenser toutes les coopératives et les formaliser en vue de les rendre éligibles à des financements, susciter la création d'autres organisations professionnelles agricoles et assurer leur formation ", tels sont entre autres, les objectifs de l'atelier de lancement des coopératives et Organisations professionnelles agricoles (OPA) du département de Bocanda.
A l'ouverture de cet atelier le 21 décembre dernier à la salle de réunion de la préfecture de Bocanda, le président du groupe CAFIC&Co M. Diabaté Lanciné, chargé de la formation des participants, a précisé qu'il s'agit " de trouver des solutions durables aux problèmes des jeunes en favorisant la création de richesse à partir d'une source ". Le premier vice-président du conseil général de Bocanda, M. Koffi Kouassi a expliqué que le conseil veut donner une marque essentielle à ses activités futures. " Nous avons essayé de concevoir ce programme pour répondre aux besoins de nos populations ", a-t-il dit. Le représentant du préfet, M. Sory Jean-Pierre a salué les actions du conseil général dans le département. Les différentes communications ont permis de faire l'état des lieux en matière de coopératives, mutuelles et autres organisations de développement agricole dans le département et de trouver des approches stratégiques pour un développement durable des coopératives et organisations professionnelles du département.
Jules Claver Aka

 

Faits divers - Yopougon Croyant avoir affaire aux biens de Boka Yapi

Des manifestants saccagent le maquis d'un couple et menacent de mort (SoirInfo -- Jeudi le 2 Novembre, 2000)

-- KIKIE Ahou Nazaire --

Des rumeurs non fondées font croire que Mme Kouadio Maire-Angèle, fonctionnaire de son état, est l'épouse du très impopulaire Boka Yapi. Aussi, des vandales qui ont l'esprit embrumé par la confusion, menacent de mort cette honnête citoyenne, après avoir mis à sac son maquis. Mme Kouadio Marie-Angèle et son époux, M. Kouadio, vivent en ce moment des moments de calvaire. En effet, M. Kouadio a érigé un maquis au Camp-Militaire à Yopougon en face de l'école Ghandi. Il fallait trouver une dénomination à ce lieu de gaieté. Et l'homme, soucieux de faire plaisir à son épouse avec laquelle il est légalement marié depuis longtemps, a choisi de rendre un hommage à la ville de Bocanda, la région natale de sa dulcinée. Aussi, le nom Bocanda qui signifie "Collines jumelles" en baoulé est trouvé. Cette dénomination faisant un peu de l'exclusion, le diminutif "Boka", signifiant "colline", a été finalement retenu. Mais, s'il pouvait prévoir le destin, le couple Kouadio n'aurait pas choisi ce nom qui va s'avérer plus tard tristement célèbre. Les malheurs pour le couple commencent le mardi 24 octobre à 20h. Ce jour-là, le peuple ivoirien s'était soulevé pour dire non à la dictature militaire, avec Guéi Robert, qui a tenté de commettre un hold-up électoral, encouragé en cela par ses "tontons macoutes" sur lesquels règne un certain Boka Yapi. La confusion avec le nom de ce militaire tristement célèbre est à l'origine des déboires du malheureux couple. Ainsi, ce jour-là, le gérant du maquis, en prévision des troubles, a fait fermer les lieux aux environs de midi déjà. A 20h donc, des manifestants en colère ont accédé à la devanture du maquis "Boka" du couple Kouadio. Ils y sont rejoints par d'autres qui sont revenus du Plateau à bord d'un mini-car. Ils se sont aussitôt réunis devant le maquis et on les a entendu dire : "Voici le maquis de Boka, le militaire sanguinaire. La preuve est que le maquis porte son nom". À la suite de ces propos, les manifestants qui sont dans l'erreur, se sont rués sur le maquis dont ils ont défoncé la porte d'entrée avec des morceaux de briques pour, disent-ils, se venger du fameux Boka Yapi. Certains s'y sont introduis par la toiture en tuiles dans laquelle, ils ont fait une ouverture. Et le carnage a commencé. Tout a volé en éclats, sous l'oeil impuissant du gérant. Un véritable ouragan soutenu par une horde humaine. Tout a été saccagé. Les vandales ont emporté ce soir-là ce qui pouvait l'être. A savoir, 150 casiers de boissons, des liqueurs, le congélateur, les baffles, le lecteur CD, 90 chaises, le bac à vaisselles, les miroirs ornant le maquis, les pots de fleur de décoration, les cartouches de cigarettes, 25 tables, de nombreux verres, des tableaux, le disjoncteur, les fils électriques, les ampoules, les réglettes, les plateaux de service, les portes métalliques et même le portail. Les vandales, excités par l'esprit vengeresque contre un individu qui a perpétré des exactions sur la population, n'ont pas épargné non plus la chambre attenante au maquis du gérant. Ils ont emporté tous ses effets vestimentaires et son matelas. Le pillage a duré 2h de temps. Le lendemain, soit le 25 octobre, ils sont revenus à la charge pour tenter de mettre le feu à l'endroit saccagé. Munis de bidons remplis de liquide inflammable, ils n'ont pu atteindre leur objectif du fait que la pluie de la veille a arrosé les lieux. Ils ont été finalement dispersés à coup de gaz lacrymogènes par des forces de l'ordre de passage ayant vu l'attroupement. Mais, les vandales ont la rancune tenace. Ils sont revenus à la charge le 26 octobre. Et là, ils ont emporté les chevrons constituant la charpente. Le préjudice subi par le couple Kouadio est lourd. Il s'évalue en un peu plus de 8 millions de FCFA. Ce n'est pas tout, dame Kouadio que les manifestants aidés par une rumeur sans fondement prennent pour l'épouse de Boka Yapi, la menacent de mort. Encadré Les nuisances de la rumeur La rumeur fait croire que le maquis "Boka" du couple Kouadio est celui de Boka Yapi; mettant en péril sa vie. Déjà les vandales lui ont fait payer inutilement les actes d'un individu qui a marqué la politique ivoirienne par le sang. Il est donc aujourd'hui dangereux de porter le même patronyme que lui. Les autorités sont donc interpellées afin de mettre un terme à cette dérive inutile due à des rumeurs infondées et des confusions de noms et qui créent de graves dommages à d'innocents citoyens, tel le couple Kouadio. Les manifestants devraient savoir que leur cible est ailleurs. Mais du reste, la vengeance n'est pas la solution idoine. Dans tous les cas, la gendarmerie a fait le constat et il faut faire quelque chose pour sauver la vie de ce couple qui n'est mêlé ni de loin, ni de près aux actes de Boka Yapi avec lequel il n'a du reste aucun lien ni amical, ni de parenté.

 

 
 

 

Ordination presbytérale d’Hervé Kouamé Kouakou

 

 

Le 12 août, à Bengassou, à 277 km au nord d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, s’est déroulé un événement important pour Hervé, pour le pays et pour Bétharram. Le village se trouve dans la région des Baoulés, une ethnie qui regroupe environ 15% de la population ivoirienne. La Côte d’Ivoire est composée d’une mosaïque de plus de soixante ethnies qui forment quatre grands groupes. Les Baoulés font partie du grand groupe "Akan", comme les Ebriés d’Adiapodoumé. Les Djiminis de Dabakala, eux, appartiennent au groupe des "Sénoufos".

Hervé, l’aîné de quatre frères et deux sœurs, devait recevoir la grâce du presbytérat, après être entré dans la Congrégation de Bétharram en 1995. Ses limites, comme celles de n’importe quel être humain, n’ont jamais pu empêcher que la grâce de Dieu pénètre son âme. Dieu sait très bien entrer en nous avec Son Esprit, pour faire de nous les instruments rédempteurs, avec la force de Son Fils unique, Jésus-Christ.

La Côte d’Ivoire, où la Famille bétharramite est présente depuis 1959, a assisté, en 1993, à l’entrée des premiers fils de cette terre si accueillante dans notre Congrégation. Terre accueillante, car lorsqu’on arrive quelque part, les gens du lieu demandent la nouvelle, à savoir ce que l’on a fait pour arriver à l’endroit en question. A leur tour, ceux qui reçoivent le visiteur lui racontent la nouvelle, c’est-à-dire ce qu’ils sont en train de vivre. Pour prendre congé, l’étranger devra demander la route ; l’hôte la lui accordera et lui souhaitera une bonne route pour le retour.

Ce matin du 12 août, Bengassou, village de la paroisse de Bocanda, recevait tous ses invités... On s’affairait aux derniers préparatifs sur la place du marché, équipée pour l’occasion avec des bâches pour protéger de la pluie et avec des chaises prévues pour un millier de personnes. Un emplacement était réservé aux autorités, aux cadres et dirigeants, aux parents, etc. Le temps était de la partie. Nous avons ainsi pu jouir d’un ciel couvert de nuages, illuminé de temps à autre par quelques éclaircies.

La procession s’est mise en marche vers 10h30. Elle était composée d’un groupe de petites filles qui dansaient, des acolytes, des profès séminaristes bétharramites, suivis de l’ordinand, avec à ses côtés ses parents, puis des prêtres concélébrants, de l’évêque de Yamoussoukro, Mgr. Siméon Ahouanan et de Mgr. Vincent Landel, archevêque coadjuteur de Rabat (Maroc), qui devait conférer l’ordination presbytérale à Hervé. La procession a commencé avec le tam-tam et le chant de simples refrains qui éveillent chez tous des mouvements de danse. Arrivés aux degrés de l’autel et après la salutation initiale, on a présenté le candidat, appelé par trois fois en baoulé, ce à quoi Hervé a répondu dans la même langue. La liturgie de la Parole a été proclamée en français puis en baoulé. Le moment du rite de l’ordination est venu, précédé de l’homélie de Mgr. Landel, qui a souligné que l’élection d’Hervé consistait à participer à l’amour que Dieu a pour lui, malgré ses faiblesses.


Le nouveau prêtre, p. Hervé, et le nouveau profès, fr. Luc Martial

L’Eucharistie a été animée par la chorale St Michel Garicoïts d’Adiapodoumé, venue soutenir la chorale du village. Une délégation de la Paroisse Saint-Bernard, composée de quarante membres, avait tenu à soutenir Hervé. Quelques laïcs associés étaient aussi présents. La ville de Dabakala, où Hervé a vécu son temps d’insertion communautaire, était également représentée.

La procession d’offrandes s’est avancée au rythme des danses. On a apporté les fruits de la terre, un siège pour Hervé et même une brebis vivante. On a fait trois quêtes : à l’offertoire, pour la paroisse ; après la communion, pour le séminaire diocésain ; et, finalement, pour aider Hervé, premier prêtre bétharramite ivoirien. On est ensuite passé aux remerciements de la fin. Trois heures se sont ainsi écoulées... sans que l’on s’en aperçoive. Des agapes fraternelles, formant quatre groupes, nous ont été offertes par le comité d’organisation qui s’est adonné à la tâche avec beaucoup de délicatesse et avec des résultats plus que satisfaisants, contribuant de la sorte au succès de la journée.

Le lendemain, Hervé a célébré sa première messe sur les lieux mêmes de son ordination. Comme la veille, les deux chorales, celle de la paroisse de Bocanda et celle du village, ont animé avec succès l’Eucharistie. Hervé, par moments fortement ému, a su mener la célébration avec l’aide du prêtre qui l’assistait. Mgr. Landel était aussi parmi les concélébrants. Le curé de Toumodi, l’abbé Emile, a donné au nouveau prêtre quelques conseils particulièrement profonds : confiance dans le Seigneur, respect de tous et amour. Il a invité par ailleurs les parents d’Hervé à toujours soutenir celui-ci dans sa vocation. Vers la fin de la messe, Hervé a accueilli les gestes de générosité que les uns et les autres lui ont adressés. Tous les religieux de Bétharram ont remercié le village en entonnant le chant de St Michel "Ouvre ton cœur à la vie...". Auparavant, le P. Laurent avait rappelé à la famille et au village qu’Hervé était entré dans la Vie Religieuse bétharramite pour un service universel et qu’il serait donc "arraché" à la famille et au village.

Après les deux heures de la célébration, nous nous sommes réunis pour le repas de clôture. Le soir, c’est le cœur plein de joie et de gratitude envers Dieu que nous avons regagné le lieu du départ. Nous croyons que notre joie et notre gratitude ont été partagées et bénies par saint Michel au ciel et par le Frère Anatole Koffi, premier religieux africain, décédé en 1996.

En conclusion de ce récit, évoquons la Profession Perpétuelle du Fr. Luc Martial Kouadio. Elle a été célébrée au matin du 15, pour la fête de Notre Dame de l’Assomption, à la Paroisse de Saint-Bernard d’Adiapodoumé, à quelques kilomètres d’Abidjan. Avec elle, la branche ivoirienne continue à porter ses fruits. En ce moment, nous comptons, en Côte d’Ivoire, 3 aspirants qui seront en communauté, 4 postulants, avec Narcisse de la République de Centre Afrique, 3 novices, 4 membres à vœux temporaires, 1 profès perpétuel, 1 diacre, Gilbert Koffi, ordonné le 20 août dernier par Mgr. Landel. L’Equipe de Formateurs est en train de se renforcer, grâce notamment à la prochaine préparation en France du même P. Hervé Kouamé. En avant, donc, toujours, en avant !

 

 P. Miguel MARTÍNEZ FUERTES, s.c.j.
Assistant Général

Conseil général de Bocanda: le budget primitif 2006 et le programme d'investissements 2006-2008 adoptés
AIP  [ 29/12/2005 ]

Le budget primitif de l'exercice 2006 et le programme triennal d'investissements 2006-2008 du Conseil général de Bocanda ont été adoptés, jeudi, lors de la 4ème session ordinaire du Conseil à la salle de réunion de la préfecture, avec en prime la prévision d'un budget triennal d'un montant global de 1,54 milliards de Fcfa sur les trois prochaines années.

Selon le rapport présenté, à l'occasion, par le 3ème vice-président, M. Martin Kouassi Kouakou, le budget primitif 2006 s'équilibre en recettes et en dépenses à 455,8 millions de Fcfa, dont 290 millions de Fcfa consacrés aux investissements et 165,8 de Fcfa affectés au fonctionnement.

Soumis encore aux effets néfastes de la crise socio-politique que traverse la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, ce budget primitif connaît une baisse de l'ordre de 19,598 millions de Fcfa, soit un taux de diminution de 4,12% par rapport à l'enveloppe globale de l'exercice 2005 qui s'élevait à 475,398 millions de Fcfa.

Quant au programme triennal d'investissements 2006-2008 d'un montant global de 1,54 milliards Fcfa, il a prévu des réalisations dans les secteurs de la santé, des routes, de l'éducation, de l'hydraulique, de la sécurité, de l'électrification, de la culture, du sport, de la communication avec la création d'une radio de proximité, de même que le soutien du Conseil général aux domaines de la production et de la commercialisation.

Le président du Conseil général, M. Yves Marie-Koissy, a souhaité que la crise que vit la Côte d'Ivoire prenne rapidement fin afin que la structure qu'il dirige ait suffisamment de ressources financières pour réaliser tous les projets retenus au profit des populations locales.

La Côte d'Ivoire est déchirée par une crise militaro-politique sans précédent résultant d'un coup d'Etat manqué contre le régime du président Laurent Gbagbo en septembre 2002, et ayant plongé depuis plus de trois ans le pays dans un marasme économique, rappelle-t-on.

                                                                                     

Le Nouveau Réveil - N°1030 - lundi 23 mai 2005

 

Téléphonie mobile : Kouadio Kouassi Martin (3ème vice-président du conseil général de Bocanda) : “Nous sommes agréablement surpris d`être connectés”

 

L

e 22 avril dernier, ce fut l'avènement du réseau de la téléphonie mobile dans le département de Bocanda. M. Kouadio Kouassi Martin, 3ème vice-président du conseil général de Bocanda assurant l'intérim du président Yves Marie-Koissy a, dans cette interview qu'il nous a accordée, étalé toutes les actions qui ont permis l'aboutissement de ses démarches avec Orange Côte d'Ivoire.



On le sait, les installations étaient déjà mises en place il y a pratiquement plus d'un an. Mais c'est seulement le vendredi 22 avril dernier que la connexion a été faite. A quoi est due cette situation de retard ?

Cela est dû à beaucoup de concours de circonstances malheureuses du département de Bocanda. Nous avons initié nous-mêmes depuis 2003 des démarches au niveau de Côte d'Ivoire Télécom, le concessionnaire principal parce que quand nous entrions en service, Bocanda était sous le régime de la téléphonie rurale. Nous n'avions pas d'installations propres donc il n'y avait pas les capacités d'extension du téléphone fixe. Nous avons donc pris soin d'écrire pour demander que Bocanda soit érigé en auto-commutateur propre. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous sommes raccordés à Daoukro. En son temps, la démarche avait un double volet. C'était l’acquisition de notre autonomie propre d'abord. C'est sur cette autonomie propre que les exploitants de la téléphonie veulent venir se greffer pour la couverture de Bocanda. Au moment où les démarches étaient très avancées, la concession faite à Côte d'Ivoire Télécom par l'Etat de Côte d'Ivoire a pris fin. Donc le dossier est demeuré sans suite. Nous avons pris donc l'attache avec les opérateurs de la téléphonie mobile eux-mêmes. L'une des société en son temps était venue installer un panneau. Une autre est venue faire une étude d'exploitation de rentabilité mais en nous demandant, puisqu'elle n'était pas en partenariat avec la Côte d'Ivoire Télécom, de l’appuyer afin qu’à la fin des travaux elle puisse être raccordée. Celle-ci a aussi abandonné en cours de chemin et Orange est revenue à la charge à la demande du président du conseil général en l'occurrence M. Yves Marie Koissy puisqu'il y a eu échange entre le PDG d'une des sociétés et lui. Et la lettre réponse adressée au conseil général depuis le 31 août 2004 nous promettait la téléphonie mobile avant la fin de l'année 2004. Pour l'installation, les travaux techniques ont effectivement commencé au mois de septembre-octobre. Malheureusement nous étions en compétition avec Ouéllé qui a pu être raccordée avant les fêtes de Noël. Et quand Bocanda s'est manifesté, on nous a dit " qu'au moment où nous étions en train de lutter pour vous parce que vous avez un problème particulier du fait que vous ne bénéficiez pas d'auto-commutateur, il fallait beaucoup plus d'éléments pour que votre antenne puisse capter les faisceaux pour avoir la tonalité donc les sons ". Les matériels étaient en commande sur la France, malheureusement les évènements du 04 novembre sont venus, j'allais dire contre le département de Bocanda et il a fallu attendre un mois plus tard pour que cette commande-là arrive. Et quand le matériel est arrivé, on a vu les techniciens venir les installer. Nous avons pris l'attache avec la direction de l'entreprise qui nous a fait la promesse de nous connecter à partir du 23 mars, c'est-à-dire avant la fête de Pâques. Malheureusement à cette échéance-là aussi, leur absence a été constatée sur le terrain et ce n'est que le vendredi 22 avril dernier que le département de Bocanda a eu l'agréable surprise d'être connecté.



Est-ce à dire M. le président que vous (le conseil général) avez été la seule force dans cette lutte pour l'obtention du réseau cellulaire ?

Je voudrais vous dire que tout ce qui se fait et tout ce qui a été réalisé dans le département se fait avec l'ensemble de toutes les forces vives du département.

Votre apport n'a donc pas été un apport financier

Non. Financièrement non. Parce que la preuve, en son temps, on avait proposé de construire les bâtiments devant abriter les services de l'auto-commutateur. sur le terrain les techniciens se sont rendus compte que les structures existantes pouvaient leur permettre de s'installer. Donc financièrement, il n'y a pas eu d'apport du conseil général.

Pensez-vous M. le président qu'avec cette parabole et ces installations, la couverture puisse être totale pour toutes les localités du département ?

Le rayon d'action tourne autour d'environ 8km de Bocanda. Le département est en zone d'ombre ce qui fait que Kouassi Kouassikro la 2ème sous-préfecture du département ne bénéficie pas de cette couverture. On a donc demandé à Orange de faire l'effort pour que le plus grand nombre de localités puisse bénéficier de cette couverture. Ils nous ont dit que techniquement c'est possible. Très rapidement, le conseil général va entreprendre ce 2ème volet.

Interview réalisée par

Tano Koffi,

Correspondant régional

 

20 Nov 2006 - 16:30 GMT
 Bocanda : Le conseil général investit 290 millions de Fcfa dans divers projets

Le conseil général de Bocanda a investi,au cours de l'année 2006, près de 290 millions Fcfa dans plusieurs infrastructures socio-économiques, a annoncé samedi, lors de sa 3ème session, le deuxième vice-président du conseil, M. Martin Kouakou Kouassi.

 

                                                                                           

 

 

ACCUEIL  CONTACT  PLAN DU SITE
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


    

 

       
  Conception et réalisation ESTCLOS ©2007