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Département
de Bocanda : Le conseil général organise les coopératives
“Recenser
toutes les coopératives et les formaliser en vue de les rendre éligibles à
des financements, susciter la création d'autres organisations
professionnelles agricoles et assurer leur formation ", tels sont entre
autres, les objectifs de l'atelier de lancement des coopératives et
Organisations professionnelles agricoles (OPA) du département de
Bocanda. A l'ouverture de cet atelier le 21 décembre dernier à la salle
de réunion de la préfecture de Bocanda, le président du groupe
CAFIC&Co M. Diabaté Lanciné, chargé de la formation des participants,
a précisé qu'il s'agit " de trouver des solutions durables aux problèmes
des jeunes en favorisant la création de richesse à partir d'une source ".
Le premier vice-président du conseil général de Bocanda, M. Koffi Kouassi
a expliqué que le conseil veut donner une marque essentielle à ses
activités futures. " Nous avons essayé de concevoir ce programme pour
répondre aux besoins de nos populations ", a-t-il dit. Le représentant du
préfet, M. Sory Jean-Pierre a salué les actions du conseil général dans le
département. Les différentes communications ont permis de faire l'état des
lieux en matière de coopératives, mutuelles et autres organisations de
développement agricole dans le département et de trouver des approches
stratégiques pour un développement durable des coopératives et
organisations rofessionnelles du département. Jules Claver Aka
jeudi
18 janvier 2007 - Par Fraternité Matin
Insécurité
: Des coupeurs de route sévissent à Bocanda
La sous-préfecture
de Kouassi-Kouassikro, située en zone de confiance dans le département de
Bocanda, est devenue, selon des témoignages recueillis et selon les dires
de MM Koffi Kouassi et Kouakou K Martin, respectivement, 1er et 2ème
vice-président du Conseil général de Bocanda, un véritable quartier
général des rebelles coupeurs de routes. Selon eux, ces malfaiteurs armés
de kalachnikov et de pistolets automatiques, seraient ceux qui ont abattu,
au mois d'octobre dernier, l'adjudant Sahon Edmond, adjoint au commandant
de brigade de Bocanda; assassinat intervenu, sur l'axe menant à Ananda…
Selon des informations recueillies auprès des populations et du Conseil
général, ces rebelles coupeurs de routes venus des zones assiégées de
Bouaké, tuent et dépouillent constamment sur les routes du département de
Bocanda, les voyageurs de tous leurs biens. Les agressions les plus
spectaculaires, ont été celles des lundi 19 décembre et mercredi 21
décembre dernier, où ces rebelles ont opéré toute la matinée durant, de 8
heures à 14 heures, sans être inquiétés tour à tour, sur les axes Bocanda-
Ananda, puis Bocanda- Kouassi-Kouassikro. Plus d'une centaine de
voyageurs, selon les témoignages, ont ainsi été dépouillés. Beaucoup
d'argent et des biens d'une valeur de plus de 4 millions de FCFA, ont été
emportés. Toute la population, selon M Kouakou K Martin, vice- président
résident du Conseil général, a peur. Personne n'ose plus s'aventurer sur
les routes. Les commerçants ne peuvent plus renouveler leurs provisions;
les paysans n'empruntent plus les routes, pour se rendre dans leurs
champs. Comme bon nombre d'enseignants exerçant dans cette localité, MM
Koffi Koffi Jean et Koné Drissa, ne prennent plus sur eux, leur salaire de
fin de mois; de Dimbokro, Toumodi, ou de Yamoussoukro, ces instituteurs
font des mandats express à leurs propres noms; qu’ils perçoivent une fois
de retour à Bocanda… Devant la détresse des populations, les contingents
marocains et bangladeshi de l'ONUCI basés dans la zone de confiance de
Kouassi- Kouassikro, sont accusés d’indifférence. Du côté de la brigade
de gendarmerie de Bocanda, l'on se refuse à tout commentaire sur cette
grave situation sécuritaire. Cependant, selon certaines indiscrétions, il
se poserait à la Brigade de gendarmerie de Bocanda un problème
d'effectifs, de moyens logistiques et d'armements de qualité… "Ces
rebelles coupeurs de route, confient des gendarmes angoissés, sont plus
armés que nous; de plus, ils sont régulièrement informés, par des
complices, des mouvements de notre brigade et ils se positionnent en
fonction". Selon ces derniers, chaque fois qu’ils prennent en chasse ces
rebelles coupeurs de routes, ils se fondent dans la localité de
Kouassi-Kouassikro, dite zone de confiance- Onuci, où ils sont sûrs de
s'en tirer à bon compte. Les populations de la cité du fleuve N'Zi
attendent, par conséquent, de l’état-major des Armées qu’il dote la
localité d'un supplément de moyens militaires et de soldats. D'ailleurs,
le 1er vice-président du Conseil général de Bocanda, dit avoir conduit, en
ce sens, au mois de novembre dernier, une délégation, auprès du ministre
de la Défense, pour présenter le désastre sécuritaire que vivent ses
administrés. "Depuis, déplorera le vice-président résident, nous attentons
la réaction du ministre Aphing Kouassi".
Kouassi Aristide K
Notre voie 3 Mars 2007
Tournée
du président du FPI dans le département de Bocanda- La population à Affi
N’Guessan : “Nous avons applaudi puis été oubliés et
humiliés” Le
président du FPI poursuit sa croisade à travers le département de Bocanda.
Mercredi, dans la sous-préfecture de N’Zécrezessou, les populations lui
ont lancé un véritable cri du cœur.
“Pendant plus de 40 ans, nous
avons travaillé, nous avons produit la richesse du pays. Mais pendant plus
de 40 ans, nous sommes demeurés dans la pauvreté. Pendant plus de 40 ans,
nous avons applaudi des gens pour le bonheur et la grandeur du part. Mais,
pendant plus de 40 ans, nous avons été oubliés, puis humiliés. Oui,
pendant plus de 40 ans, nous avons été comme la marmite qui cuit tout
repas. C’est nous qui connaissons la douleur du feu. Mais, au moment de
passer à table pour le banquet du développement, on nous a dit que nous ne
pouvions pas y prendre part, parce que nous risquons de salir la
nappe”. Mercredi dernier, Antoine Ya Kouadio du village de Assa-Kokokro
a lancé un véritable cri du cœur devant M. Affi N’Guessan qui séjournait
dans le village dans le cadre de la tournée qu’il effectue dans le
département de Bocanda. Selon M. Ya Kouadio, cette visite montre que le
développement frappe à la porte du village. Il a donc présenté un long
chapelet de doléances, dont le reprofilage de la piste qui mène au
village, la construction d’une maternité, la réparation et l’installation
de pompes hydrauliques, le développement d’autres cultures pérennes comme
l’hévéa, l’anacarde, de l’emploi pour les nombreux jeunes diplômés sans
emploi. Assa-Kokokro, qui a reçu l’appui des habitants du village
voisin de Didiassa, est le village natal de M. Kouamé Kouassi Mathieu,
secrétaire général de section PDCI à Bocanda. Mais, contrairement à ce
qui s’est passé dans d’autres localités, aucune pression n’a été exercée
sur les villageois par rapport à la visite d’Affi N’Guessan. “Nous avons
organisé cette visite dans la sérénité, sans aucune pression, avec le
soutien des cadres qui, pour l’occasion, sont venus nombreux au village.
Il y a aussi les instituteurs qui sont membres de la CEFPI. Kouamé Kouassi
Mathieu n’est même pas venu au village”, explique le jeune Kouamé Koffi
Echererain, SG du comité JFPI du village. Ici, le meeting s’est tenu
sous l’arbre à palabres du village, en présence de toutes les autorités
coutumières. Dans une ambiance de fête, avec deux ballets et des chansons
composées à l’honneur d’Affi N’Guessan. Au cours des échanges, le SG du
comité de base a tenu à rassurer la délégation du FPI. “Notre région, en
général, et ce village, en particulier, est considérée comme une citadelle
imprenable du PDCI. Mais avons brisé ce mythe. Une forte partie de la
population est convaincue du programme de développement du président
Gbagbo (…) La population que vous voyez aujourd’hui devant vous ne veut,
en aucun cas, vous flatter ni vous mentir. Elle est décidée à traduire en
acte sa volonté dans les urnes. C’est pourquoi nous voudrions vous
demander de compter avec nous. Nous souhaitons aussi que cette confiance
soit réciproque”, a indiqué M. Jean-Claude Kouadio, SG du comité de
base. Mobilisation identique à Agba-Bayassou, village natal du colonel
à la retraite Bernard Aka Konan. Celui-ci, à la tête des cadres natifs du
village, était au four et au moulin pour faire de cette visite un succès.
Et la fête a été belle. De même qu’à Amoroki, à 20 km de Daoukro.Amoroki
est le dernier village du département de Bocanda et de la sous-préfecture
de N’Zécrézessou, sur la voie menant à Daoukro. C’est un des plus gros
villages du département. Mais, selon M. Méné N’Dri Koffi, SG du comité de
base, c’est la première fois qu’une personnalité du rang d’Affi N’Guessan
visite le village. “Amoroki a subi les inconvénients du parti unique,
pendant quatre décennies. Cet endoctrinement politique a été d’autant plus
pervers que les responsables du PDCI faisaient croire que toute
alternative serait une menace contre les frères planteurs en zone
forestière. Même aujourd’hui, le militant du FPI continue d’être vu par
eux comme un traître à mettre en quarantaine”, a-t-il déclaré. Avant de
souhaiter l’érection du village en commune, la construction d’un château
d’eau et d’une maternité ainsi que l’extension du réseau électrique du
village. Le dernier meeting de la journée s’est déroulé à
N’Zécrézessou, village récemment érigé en chef-lieu de sous-préfecture.
Ici, le rassemblement a eu lieu au centre de la localité. Dans une ferveur
totale d’une population fortement mobilisée. Fanfare, tam-tam parleur,
groupe wôyô, rien n’a manqué au tableau pour faire de l’événement une
grande fête. Même les écoliers et les membres de la coopérative des femmes
étaient de la partie. Quatre chefs de village voisins sont venus, avec
leurs populations, pour prendre part à la fête aux côtés de Nanan Elie
Amani Konan. Le meeting a duré jusqu’à 21h10. Ensuite, le cortège s’est
ébranlé sur la piste poussiéreuse qui conduit à Bocanda, sur une distance
de 30km.
Paul D. Tayoro (envoyé spécial)
Le
Nouveau Réveil
- N°1400
- jeudi 17 août 2006
Bocanda : 2ème session du
conseil général - Plusieurs associations agricoles subventionnées
e
conseil général de Bocanda a tenu récemment sa deuxième session. C'était à
la salle de réunion de la préfecture en présence de M. Diakité Sidiki,
préfet de Bocanda, des élus et cadres ainsi que des chefs coutumiers. Au
cours de cette rencontre présidée par M. Yves Marie Koissy, président du
conseil général, trois (03) délibérations octroyant des subventions aux
organisations professionnelles agricoles (OPA) de certains villages ont
été prises. Et la coopérative des femmes de Mékro dans la sous-préfecture
de Kouassi-Kouassikro pour les activités de production de piment,
d'arachide et de manioc, la coopérative des femmes de Konan N'drikro dans
la sous-préfecture de Bocanda pour l'acquisition de divers matériels de
production d'attiéké et la coopérative de production de riz de
N'zécrézessou pour l'installation d'une décortiqueuse de riz ont bénéficié
respectivement de 400.000f, 420.000f et 600.000f de subvention pendant que
trois (03) dossiers de demande d'aides bénéficiaient de l'assistance du
conseil général pour un montant de 230.000f ; Ceci dans le programme de
lutte contre la pauvreté en milieu rural. Aussi, le budget modificatif n°2
a-t-il été examiné puis adopté. Ce budget qui s'équilibre en recettes et
en dépenses à 962.838.073 francs connaît une hausse de 2.750.000f par
rapport au précédent. Il affecte 197.580.509 francs soit 20,52% au
fonctionnement et 765.257.564 francs soit 79,48% à l'investissement. Quant
au programme de développement 2007-2008-2009, il s'évalue à 9.883.299.000f
dont 2.437.754.000f d'opérations inscrites pour ces trois années et
6.168.427.000f de besoins de financement à rechercher auprès des bailleurs
de fonds. Par ailleurs cette réunion a-t-elle été l'occasion pour le
président Yves Marie Koissy d'insister sur les difficultés que rencontre
son conseil dans l'exécution de ses projets. Tano Koffi Henri Pour
le N'zi-Comoé
Le
Nouveau Réveil
- N°1514
- vendredi 5 janvier 2007
Département de Bocanda : Le
conseil général organise les coopératives
Recenser
toutes les coopératives et les formaliser en vue de les rendre éligibles à
des financements, susciter la création d'autres organisations
professionnelles agricoles et assurer leur formation ", tels sont entre
autres, les objectifs de l'atelier de lancement des coopératives et
Organisations professionnelles agricoles (OPA) du département de
Bocanda. A l'ouverture de cet atelier le 21 décembre dernier à la salle
de réunion de la préfecture de Bocanda, le président du groupe
CAFIC&Co M. Diabaté Lanciné, chargé de la formation des participants,
a précisé qu'il s'agit " de trouver des solutions durables aux problèmes
des jeunes en favorisant la création de richesse à partir d'une source ".
Le premier vice-président du conseil général de Bocanda, M. Koffi Kouassi
a expliqué que le conseil veut donner une marque essentielle à ses
activités futures. " Nous avons essayé de concevoir ce programme pour
répondre aux besoins de nos populations ", a-t-il dit. Le représentant du
préfet, M. Sory Jean-Pierre a salué les actions du conseil général dans le
département. Les différentes communications ont permis de faire l'état des
lieux en matière de coopératives, mutuelles et autres organisations de
développement agricole dans le département et de trouver des approches
stratégiques pour un développement durable des coopératives et
organisations professionnelles du département. Jules Claver Aka
Faits
divers - Yopougon Croyant avoir affaire aux biens de Boka
Yapi
Des manifestants saccagent le maquis
d'un couple et menacent de mort (SoirInfo -- Jeudi le 2 Novembre,
2000)
-- KIKIE Ahou Nazaire --
Des rumeurs non fondées font croire que Mme
Kouadio Maire-Angèle, fonctionnaire de son état, est l'épouse du très
impopulaire Boka Yapi. Aussi, des vandales qui ont l'esprit embrumé par la
confusion, menacent de mort cette honnête citoyenne, après avoir mis à sac
son maquis. Mme Kouadio Marie-Angèle et son époux, M. Kouadio, vivent en
ce moment des moments de calvaire. En effet, M. Kouadio a érigé un maquis
au Camp-Militaire à Yopougon en face de l'école Ghandi. Il fallait trouver
une dénomination à ce lieu de gaieté. Et l'homme, soucieux de faire
plaisir à son épouse avec laquelle il est légalement marié depuis
longtemps, a choisi de rendre un hommage à la ville de Bocanda, la région
natale de sa dulcinée. Aussi, le nom Bocanda qui signifie "Collines
jumelles" en baoulé est trouvé. Cette dénomination faisant un peu de
l'exclusion, le diminutif "Boka", signifiant "colline", a été finalement
retenu. Mais, s'il pouvait prévoir le destin, le couple Kouadio n'aurait
pas choisi ce nom qui va s'avérer plus tard tristement célèbre. Les
malheurs pour le couple commencent le mardi 24 octobre à 20h. Ce jour-là,
le peuple ivoirien s'était soulevé pour dire non à la dictature militaire,
avec Guéi Robert, qui a tenté de commettre un hold-up électoral, encouragé
en cela par ses "tontons macoutes" sur lesquels règne un certain Boka
Yapi. La confusion avec le nom de ce militaire tristement célèbre est à
l'origine des déboires du malheureux couple. Ainsi, ce jour-là, le gérant
du maquis, en prévision des troubles, a fait fermer les lieux aux environs
de midi déjà. A 20h donc, des manifestants en colère ont accédé à la
devanture du maquis "Boka" du couple Kouadio. Ils y sont rejoints par
d'autres qui sont revenus du Plateau à bord d'un mini-car. Ils se sont
aussitôt réunis devant le maquis et on les a entendu dire : "Voici le
maquis de Boka, le militaire sanguinaire. La preuve est que le maquis
porte son nom". À la suite de ces propos, les manifestants qui sont dans
l'erreur, se sont rués sur le maquis dont ils ont défoncé la porte
d'entrée avec des morceaux de briques pour, disent-ils, se venger du
fameux Boka Yapi. Certains s'y sont introduis par la toiture en tuiles
dans laquelle, ils ont fait une ouverture. Et le carnage a commencé. Tout
a volé en éclats, sous l'oeil impuissant du gérant. Un véritable ouragan
soutenu par une horde humaine. Tout a été saccagé. Les vandales ont
emporté ce soir-là ce qui pouvait l'être. A savoir, 150 casiers de
boissons, des liqueurs, le congélateur, les baffles, le lecteur CD, 90
chaises, le bac à vaisselles, les miroirs ornant le maquis, les pots de
fleur de décoration, les cartouches de cigarettes, 25 tables, de nombreux
verres, des tableaux, le disjoncteur, les fils électriques, les ampoules,
les réglettes, les plateaux de service, les portes métalliques et même le
portail. Les vandales, excités par l'esprit vengeresque contre un individu
qui a perpétré des exactions sur la population, n'ont pas épargné non plus
la chambre attenante au maquis du gérant. Ils ont emporté tous ses effets
vestimentaires et son matelas. Le pillage a duré 2h de temps. Le
lendemain, soit le 25 octobre, ils sont revenus à la charge pour tenter de
mettre le feu à l'endroit saccagé. Munis de bidons remplis de liquide
inflammable, ils n'ont pu atteindre leur objectif du fait que la pluie de
la veille a arrosé les lieux. Ils ont été finalement dispersés à coup de
gaz lacrymogènes par des forces de l'ordre de passage ayant vu
l'attroupement. Mais, les vandales ont la rancune tenace. Ils sont revenus
à la charge le 26 octobre. Et là, ils ont emporté les chevrons constituant
la charpente. Le préjudice subi par le couple Kouadio est lourd. Il
s'évalue en un peu plus de 8 millions de FCFA. Ce n'est pas tout, dame
Kouadio que les manifestants aidés par une rumeur sans fondement prennent
pour l'épouse de Boka Yapi, la menacent de mort. Encadré Les nuisances de
la rumeur La rumeur fait croire que le maquis "Boka" du couple Kouadio est
celui de Boka Yapi; mettant en péril sa vie. Déjà les vandales lui ont
fait payer inutilement les actes d'un individu qui a marqué la politique
ivoirienne par le sang. Il est donc aujourd'hui dangereux de porter le
même patronyme que lui. Les autorités sont donc interpellées afin de
mettre un terme à cette dérive inutile due à des rumeurs infondées et des
confusions de noms et qui créent de graves dommages à d'innocents
citoyens, tel le couple Kouadio. Les manifestants devraient savoir que
leur cible est ailleurs. Mais du reste, la vengeance n'est pas la solution
idoine. Dans tous les cas, la gendarmerie a fait le constat et il faut
faire quelque chose pour sauver la vie de ce couple qui n'est mêlé ni de
loin, ni de près aux actes de Boka Yapi avec lequel il n'a du reste aucun
lien ni amical, ni de parenté.
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Ordination
presbytérale d’Hervé Kouamé Kouakou |
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Le 12
août, à Bengassou, à 277 km au nord d’Abidjan, capitale économique
de la Côte d’Ivoire, s’est déroulé un événement important pour
Hervé, pour le pays et pour Bétharram. Le village se trouve dans la
région des Baoulés, une ethnie qui regroupe environ 15% de la
population ivoirienne. La Côte d’Ivoire est composée d’une mosaïque
de plus de soixante ethnies qui forment quatre grands groupes. Les
Baoulés font partie du grand groupe "Akan", comme les Ebriés
d’Adiapodoumé. Les Djiminis de Dabakala, eux, appartiennent au
groupe des "Sénoufos".
Hervé, l’aîné
de quatre frères et deux sœurs, devait recevoir la grâce du
presbytérat, après être entré dans la Congrégation de Bétharram en
1995. Ses limites, comme celles de n’importe quel être humain, n’ont
jamais pu empêcher que la grâce de Dieu pénètre son âme. Dieu sait
très bien entrer en nous avec Son Esprit, pour faire de nous les
instruments rédempteurs, avec la force de Son Fils unique,
Jésus-Christ.
La
Côte d’Ivoire, où la Famille bétharramite est présente depuis 1959,
a assisté, en 1993, à l’entrée des premiers fils de cette terre si
accueillante dans notre Congrégation. Terre accueillante, car
lorsqu’on arrive quelque part, les gens du lieu demandent la
nouvelle, à savoir ce que l’on a fait pour arriver à l’endroit
en question. A leur tour, ceux qui reçoivent le visiteur lui
racontent la nouvelle, c’est-à-dire ce qu’ils sont en train
de vivre. Pour prendre congé, l’étranger devra demander la
route ; l’hôte la lui accordera et lui souhaitera une bonne
route pour le retour.
Ce
matin du 12 août, Bengassou, village de la paroisse de Bocanda,
recevait tous ses invités... On s’affairait aux derniers préparatifs
sur la place du marché, équipée pour l’occasion avec des bâches pour
protéger de la pluie et avec des chaises prévues pour un millier de
personnes. Un emplacement était réservé aux autorités, aux cadres et
dirigeants, aux parents, etc. Le temps était de la partie. Nous
avons ainsi pu jouir d’un ciel couvert de nuages, illuminé de temps
à autre par quelques éclaircies.
La
procession s’est mise en marche vers 10h30. Elle était composée d’un
groupe de petites filles qui dansaient, des acolytes, des profès
séminaristes bétharramites, suivis de l’ordinand, avec à ses côtés
ses parents, puis des prêtres concélébrants, de l’évêque de
Yamoussoukro, Mgr. Siméon Ahouanan et de Mgr. Vincent Landel,
archevêque coadjuteur de Rabat (Maroc), qui devait conférer
l’ordination presbytérale à Hervé. La procession a commencé avec le
tam-tam et le chant de simples refrains qui éveillent chez tous des
mouvements de danse. Arrivés aux degrés de l’autel et après la
salutation initiale, on a présenté le candidat, appelé par trois
fois en baoulé, ce à quoi Hervé a répondu dans la même langue. La
liturgie de la Parole a été proclamée en français puis en baoulé. Le
moment du rite de l’ordination est venu, précédé de l’homélie de
Mgr. Landel, qui a souligné que l’élection d’Hervé consistait à
participer à l’amour que Dieu a pour lui, malgré ses
faiblesses.
 Le nouveau
prêtre, p. Hervé, et le nouveau profès, fr. Luc Martial
L’Eucharistie
a été animée par la chorale St Michel Garicoïts d’Adiapodoumé, venue
soutenir la chorale du village. Une délégation de la Paroisse
Saint-Bernard, composée de quarante membres, avait tenu à soutenir
Hervé. Quelques laïcs associés étaient aussi présents. La ville de
Dabakala, où Hervé a vécu son temps d’insertion communautaire, était
également représentée.
La
procession d’offrandes s’est avancée au rythme des danses. On a
apporté les fruits de la terre, un siège pour Hervé et même une
brebis vivante. On a fait trois quêtes : à l’offertoire, pour
la paroisse ; après la communion, pour le séminaire
diocésain ; et, finalement, pour aider Hervé, premier prêtre
bétharramite ivoirien. On est ensuite passé aux remerciements de la
fin. Trois heures se sont ainsi écoulées... sans que l’on s’en
aperçoive. Des agapes fraternelles, formant quatre groupes, nous ont
été offertes par le comité d’organisation qui s’est adonné à la
tâche avec beaucoup de délicatesse et avec des résultats plus que
satisfaisants, contribuant de la sorte au succès de la
journée.
Le
lendemain, Hervé a célébré sa première messe sur les lieux mêmes de
son ordination. Comme la veille, les deux chorales, celle de la
paroisse de Bocanda et celle du village, ont animé avec succès
l’Eucharistie. Hervé, par moments fortement ému, a su mener la
célébration avec l’aide du prêtre qui l’assistait. Mgr. Landel était
aussi parmi les concélébrants. Le curé de Toumodi, l’abbé Emile, a
donné au nouveau prêtre quelques conseils particulièrement
profonds : confiance dans le Seigneur, respect de tous et
amour. Il a invité par ailleurs les parents d’Hervé à toujours
soutenir celui-ci dans sa vocation. Vers la fin de la messe, Hervé a
accueilli les gestes de générosité que les uns et les autres lui ont
adressés. Tous les religieux de Bétharram ont remercié le village en
entonnant le chant de St Michel "Ouvre ton cœur à la vie...".
Auparavant, le P. Laurent avait rappelé à la famille et au village
qu’Hervé était entré dans la Vie Religieuse bétharramite pour un
service universel et qu’il serait donc "arraché" à la famille
et au village.
Après
les deux heures de la célébration, nous nous sommes réunis pour le
repas de clôture. Le soir, c’est le cœur plein de joie et de
gratitude envers Dieu que nous avons regagné le lieu du départ. Nous
croyons que notre joie et notre gratitude ont été partagées et
bénies par saint Michel au ciel et par le Frère Anatole Koffi,
premier religieux africain, décédé en 1996.
En
conclusion de ce récit, évoquons la Profession Perpétuelle du Fr.
Luc Martial Kouadio. Elle a été célébrée au matin du 15, pour la
fête de Notre Dame de l’Assomption, à la Paroisse de Saint-Bernard
d’Adiapodoumé, à quelques kilomètres d’Abidjan. Avec elle, la
branche ivoirienne continue à porter ses fruits. En ce moment, nous
comptons, en Côte d’Ivoire, 3 aspirants qui seront en communauté, 4
postulants, avec Narcisse de la République de Centre Afrique, 3
novices, 4 membres à vœux temporaires, 1 profès perpétuel, 1 diacre,
Gilbert Koffi, ordonné le 20 août dernier par Mgr. Landel. L’Equipe
de Formateurs est en train de se renforcer, grâce notamment à la
prochaine préparation en France du même P. Hervé Kouamé. En avant,
donc, toujours, en avant !
P.
Miguel MARTÍNEZ FUERTES, s.c.j. Assistant
Général
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Conseil général de Bocanda:
le budget primitif 2006 et le programme d'investissements 2006-2008
adoptés AIP [ 29/12/2005 ]
Le budget primitif
de l'exercice 2006 et le programme triennal d'investissements 2006-2008 du
Conseil général de Bocanda ont été adoptés, jeudi, lors de la 4ème session
ordinaire du Conseil à la salle de réunion de la préfecture, avec en prime
la prévision d'un budget triennal d'un montant global de 1,54 milliards de
Fcfa sur les trois prochaines années.
Selon le rapport
présenté, à l'occasion, par le 3ème vice-président, M. Martin Kouassi
Kouakou, le budget primitif 2006 s'équilibre en recettes et en dépenses à
455,8 millions de Fcfa, dont 290 millions de Fcfa consacrés aux
investissements et 165,8 de Fcfa affectés au fonctionnement.
Soumis
encore aux effets néfastes de la crise socio-politique que traverse la
Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, ce budget primitif connaît une baisse
de l'ordre de 19,598 millions de Fcfa, soit un taux de diminution de 4,12%
par rapport à l'enveloppe globale de l'exercice 2005 qui s'élevait à
475,398 millions de Fcfa.
Quant au programme triennal
d'investissements 2006-2008 d'un montant global de 1,54 milliards Fcfa, il
a prévu des réalisations dans les secteurs de la santé, des routes, de
l'éducation, de l'hydraulique, de la sécurité, de l'électrification, de la
culture, du sport, de la communication avec la création d'une radio de
proximité, de même que le soutien du Conseil général aux domaines de la
production et de la commercialisation.
Le président du Conseil
général, M. Yves Marie-Koissy, a souhaité que la crise que vit la Côte
d'Ivoire prenne rapidement fin afin que la structure qu'il dirige ait
suffisamment de ressources financières pour réaliser tous les projets
retenus au profit des populations locales.
La Côte d'Ivoire est
déchirée par une crise militaro-politique sans précédent résultant d'un
coup d'Etat manqué contre le régime du président Laurent Gbagbo en
septembre 2002, et ayant plongé depuis plus de trois ans le pays dans un
marasme économique, rappelle-t-on.
Le
Nouveau Réveil
- N°1030
- lundi 23 mai 2005
Téléphonie mobile : Kouadio
Kouassi Martin (3ème vice-président du conseil général de Bocanda) : “Nous
sommes agréablement surpris d`être connectés”
e 22
avril dernier, ce fut l'avènement du réseau de la téléphonie mobile dans
le département de Bocanda. M. Kouadio Kouassi Martin, 3ème vice-président
du conseil général de Bocanda assurant l'intérim du président Yves
Marie-Koissy a, dans cette interview qu'il nous a accordée, étalé toutes
les actions qui ont permis l'aboutissement de ses démarches avec Orange
Côte d'Ivoire.
On le sait, les installations étaient déjà
mises en place il y a pratiquement plus d'un an. Mais c'est seulement le
vendredi 22 avril dernier que la connexion a été faite. A quoi est due
cette situation de retard ?
Cela est dû à beaucoup de concours de
circonstances malheureuses du département de Bocanda. Nous avons initié
nous-mêmes depuis 2003 des démarches au niveau de Côte d'Ivoire Télécom,
le concessionnaire principal parce que quand nous entrions en service,
Bocanda était sous le régime de la téléphonie rurale. Nous n'avions pas
d'installations propres donc il n'y avait pas les capacités d'extension du
téléphone fixe. Nous avons donc pris soin d'écrire pour demander que
Bocanda soit érigé en auto-commutateur propre. Jusqu'au jour
d'aujourd'hui, nous sommes raccordés à Daoukro. En son temps, la démarche
avait un double volet. C'était l’acquisition de notre autonomie propre
d'abord. C'est sur cette autonomie propre que les exploitants de la
téléphonie veulent venir se greffer pour la couverture de Bocanda. Au
moment où les démarches étaient très avancées, la concession faite à Côte
d'Ivoire Télécom par l'Etat de Côte d'Ivoire a pris fin. Donc le dossier
est demeuré sans suite. Nous avons pris donc l'attache avec les opérateurs
de la téléphonie mobile eux-mêmes. L'une des société en son temps était
venue installer un panneau. Une autre est venue faire une étude
d'exploitation de rentabilité mais en nous demandant, puisqu'elle n'était
pas en partenariat avec la Côte d'Ivoire Télécom, de l’appuyer afin qu’à
la fin des travaux elle puisse être raccordée. Celle-ci a aussi abandonné
en cours de chemin et Orange est revenue à la charge à la demande du
président du conseil général en l'occurrence M. Yves Marie Koissy
puisqu'il y a eu échange entre le PDG d'une des sociétés et lui. Et la
lettre réponse adressée au conseil général depuis le 31 août 2004 nous
promettait la téléphonie mobile avant la fin de l'année 2004. Pour
l'installation, les travaux techniques ont effectivement commencé au mois
de septembre-octobre. Malheureusement nous étions en compétition avec
Ouéllé qui a pu être raccordée avant les fêtes de Noël. Et quand Bocanda
s'est manifesté, on nous a dit " qu'au moment où nous étions en train de
lutter pour vous parce que vous avez un problème particulier du fait que
vous ne bénéficiez pas d'auto-commutateur, il fallait beaucoup plus
d'éléments pour que votre antenne puisse capter les faisceaux pour avoir
la tonalité donc les sons ". Les matériels étaient en commande sur la
France, malheureusement les évènements du 04 novembre sont venus, j'allais
dire contre le département de Bocanda et il a fallu attendre un mois plus
tard pour que cette commande-là arrive. Et quand le matériel est arrivé,
on a vu les techniciens venir les installer. Nous avons pris l'attache
avec la direction de l'entreprise qui nous a fait la promesse de nous
connecter à partir du 23 mars, c'est-à-dire avant la fête de Pâques.
Malheureusement à cette échéance-là aussi, leur absence a été constatée
sur le terrain et ce n'est que le vendredi 22 avril dernier que le
département de Bocanda a eu l'agréable surprise d'être
connecté.
Est-ce à dire M. le président que vous (le
conseil général) avez été la seule force dans cette lutte pour l'obtention
du réseau cellulaire ?
Je voudrais vous dire que tout ce qui se
fait et tout ce qui a été réalisé dans le département se fait avec
l'ensemble de toutes les forces vives du département.
Votre apport
n'a donc pas été un apport financier
Non. Financièrement non. Parce
que la preuve, en son temps, on avait proposé de construire les bâtiments
devant abriter les services de l'auto-commutateur. sur le terrain les
techniciens se sont rendus compte que les structures existantes pouvaient
leur permettre de s'installer. Donc financièrement, il n'y a pas eu
d'apport du conseil général.
Pensez-vous M. le président qu'avec
cette parabole et ces installations, la couverture puisse être totale pour
toutes les localités du département ?
Le rayon d'action tourne
autour d'environ 8km de Bocanda. Le département est en zone d'ombre ce qui
fait que Kouassi Kouassikro la 2ème sous-préfecture du département ne
bénéficie pas de cette couverture. On a donc demandé à Orange de faire
l'effort pour que le plus grand nombre de localités puisse bénéficier de
cette couverture. Ils nous ont dit que techniquement c'est possible. Très
rapidement, le conseil général va entreprendre ce 2ème
volet.
Interview réalisée par
Tano
Koffi,
Correspondant régional
20
Nov 2006 - 16:30 GMT Bocanda
: Le conseil général investit 290 millions de Fcfa dans divers
projets
Le
conseil général de Bocanda a investi,au cours de l'année 2006, près de 290
millions Fcfa dans plusieurs infrastructures socio-économiques, a annoncé
samedi, lors de sa 3ème session, le deuxième vice-président du conseil, M.
Martin Kouakou Kouassi.
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